|
« Par ce choix, l’Agefiph
souhaite faire reconnaître pleinement le talent de créateurs
handicapés en les mettant au même rang que les créateurs
valides
L’Agefiph a, à plusieurs reprises, récompensé
des créateurs handicapés dans le cadre de son concours
des « Lauriers de la création d’activité».
Aujourd’hui, pour la seconde année, l’Agefiph
rejoint le concours Talents afin de valoriser davantage encore les
parcours réussis de créateurs handicapés mais
aussi de modifier le regard sur le handicap. Elle remettra un trophée
à l’ensemble des lauréats handicapés.
L’Agefiph et la création d’entreprise
Depuis sa création, l’Agefiph a soutenu près
de 32 000 projets, dont plus de 3 000 en 2007 (+11% par rapport
à 2006). Les créations d’activité aidées
par l’Agefiph représentent 2,3 % des créations
ou reprises d’activité par les demandeurs d’emploi
en France.
L’Agefiph accorde aux demandeurs d’emploi handicapés
qui créent ou reprennent une entreprise, une subvention,
plafonnée à 10 675 €, en complément d’un
apport de fonds propres minimal de 1 525 €. Le créateur
bénéficie en outre d’un accompagnement individualisé
par des prestataires spécialisés, sélectionnés
et financés par l’Agefiph.
En 2008, l’Agefiph a décidé d’étendre
un dispositif expérimental testé en 2007 pour sécuriser
les projets de création et de reprise d’entreprise.
Il s’agit d’une nouvelle offre de services qui prévoit
:
- de faciliter l’accès au crédit bancaire des
créateurs handicapés par la mise en œuvre d’une
garantie bancaire ;
- de renforcer la sécurité en proposant une offre
complète de micro-assurances pour couvrir les risques professionnels
de santé et de prévoyance ;
- d’accroitre la durée d’accompagnement post-création
pare un suivi renforcé les trois premières années.
« C’est la volonté de l’Agefiph d’accompagner
les créateurs au plus près de leurs besoins, avec
nos partenaires et en allant au-delà des strictes aides financières
», déclare Tanguy du Chéné, Président
de l’Agefiph.
En moyenne, l’Agefiph consacre 2 600 € de conseil par
création ; ce qui représente 25% des sommes engagées
dans le cadre de la « création d’entreprise ».
Des créateurs handicapés au profil particulier
Les créateurs ont un meilleur niveau de formation que la
moyenne des personnes handicapées (35% ont un niveau de formation
supérieur ou égal au baccalauréat et seuls
10% ont un niveau inférieur au CAP).
Ils constituent toujours une population peu féminisée
(26% contre 30% pour le tout public) même si on constate une
progression depuis 2005. Les créateurs d’activité
sont âgés en moyenne de 42 ans (38 ans pour le tout
public). 19% des créateurs handicapés ont plus de
50 ans (16% pour le tout public).
La création d’entreprise permet bien aux personnes
handicapées de s’insérer durablement dans l’emploi
: 65% d’entre elles dirigent toujours leur entreprise au bout
de 3 ans.
A deux ans, le taux de pérennité est de quatre points
supérieurs à celui des demandeurs d’emploi valides
(77% contre 73%). »
|